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Les Québécois en faveur de la laïcité et de seuils d’immigration réduits

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Publié le 11-27-18 à 16:49

La majorité des Québécois appuient les propositions de François Legault sur l'interdiction du port de signes religieux visibles aux employés de l'État en position d'autorité et sur la réduction des seuils annuels d'immigration au Québec

Cliquer ici pour consulter les résultats de l'étude en détail

Par CROP

Le mea-culpa des sondeurs?

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Publié le 10-02-18 à 12:26

Nous allons certainement nous faire dire par plusieurs que les sondeurs se sont trompés et nous devrons encaisser le verdict.

Nous pourrons toujours invoquer un taux de participation particulièrement bas (66 % contre 71 % en 2014), que les Libéraux ne sont pas sortis et que sais-je encore... Ce qui ne sera pas totalement faux non plus.

Mais pouvions-nous vraiment prédire l'imprévisible d'un tel revirement de situation? Les sondages sont des photos prises à un moment précis et surtout dans un contexte précis. Il faut faire attention quant à leur pouvoir prédictif. L'isoloir quelques jours plus tard peut introduire une dynamique différente.

Nous devons nous fier à ce que les gens nous disent, et peut-être qu'ils ne nous livrent pas toujours le fond de leur pensée.

Monsieur Bourassa avait créé cette expression maintenant historique : « la prime à l'urne », plaidant que les électeurs libéraux étaient plus discrets avec les maisons de sondage, qu'ils n'osaient pas vraiment révéler leur réelle intention de vote.

Lorsqu'il a créé cette expression, il était « cool » de voter pour le Parti québécois. Ce dernier était un parti jeune, libérateur, branché, montréalais (sans être élitiste). Face à cette image du PQ, le Parti libéral était perçu comme plus « conservateur ». On se gardait « une petite gêne » avant d'admettre dans un sondage que l'on votait pour eux. Je ne dis pas que les gens nous mentent, mais certains demeurent discrets, alors que d'autres expriment une attitude différente dans l'intimité de l'isoloir.

Dans un tel contexte, la presque totalité des politologues du Québec nous a toujours reproché de sous-estimer les Libéraux. On nous recommandait même, et ce, encore dernièrement, de donner 50 % de nos discrets (indécis) aux Libéraux dans nos procédures de répartition, ce afin de nous rapprocher de cette prime à l'urne. Imaginez ce que ça aurait donné s'il avait fallu que l'on fasse ça durant cette dernière campagne!

Or, si la perception d'un certain « conservatisme » attaché à un parti amène les électeurs à se garder « une petite gêne » avant d'admettre qu'ils votent pour lui et les maisons de sondage à sous-estimer ce dernier, la CAQ pourrait très bien avoir fait les frais de cette tendance durant cette campagne.

Dans le dernier texte que j'ai écrit pour L'actualité et pour mon blogue, je démontrais clairement que les électeurs de la CAQ font preuve d'une certaine intolérance ethnique. Ce parti s'est forgé une image d'intolérance ethnique (qu'on se rappelle l'épisode du burkini mis de l'avant par Madame Roy qui a été réélue hier soir). Rappelons aussi que la campagne a porté en grande partie sur l'immigration et que la CAQ a certainement pu paraître intolérante à ce sujet.

Ce parti est certainement perçu comme un parti de droite, plus conservateur, et au Québec ce conservatisme semble se faire plus discret, tout en pouvant s'exprimer librement dans l'isoloir.

On peut donc certainement faire l'hypothèse que c'est un revirement de la prime à l'urne qui a amené les maisons de sondages à sous-estimer la CAQ et à surestimer les Libéraux, les deux autres partis ayant été fort bien estimés.

Assurément que l'industrie va entreprendre une réflexion à l'égard de ces résultats, mais à ce moment-ci, les avenues ne sont pas très claires.

Notamment, il ne sera pas évident de trouver une solution de répartition des discrets et des indécis dans ce nouveau contexte. Il aurait vraiment fallu les manipuler dans une direction difficile à imaginer pour que l'on retombe sur les résultats d'hier soir!

CROP investit dans l'intelligence artificielle pour mieux prédire les comportements des consommateurs. Mais c'est en fusionnant des données transactionnelles à des données attitudinales, déclaratives qu'on y arrive. Dans le cas d'un sondage électoral, nous n'avons que ce que déclarent les gens et il faut s'y fier.

La donne a changé avec cette élection. Nous allons devoir être très créatifs dans les années qui viennent pour contourner ce que semble être une nouvelle prime à l'urne!

Alain Giguère
Président, CROP Inc.

Une controverse autour d’un sondage CROP pour AIMIA

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Publié le 04-03-18 à 13:28

Un malencontreux tourbillon médiatique et de relations publiques s'est abattu sur AIMIA (la compagnie mère d'Aeroplan) depuis jeudi dernier mettant en cause un sondage CROP, les forçant à s'excuser auprès de leurs membres.

En tant que président de CROP, je me dois de réagir vivement à cette crise de désinformation.

À l'origine de cette mésaventure, une membre du programme Aeroplan répondait à une de nos entrevues mesurant les valeurs des consommateurs et fut scandalisée du genre de questions que l'on posait. La dame en question exprima son mécontentement sur Facebook et Twitter, et le tout s'enflamma rapidement.

Une partie importante de nos travaux vise à comprendre les tendances dans les valeurs personnelles des consommateurs et des citoyens. Notre expérience nous a enseigné que celles-ci sont infiniment plus aptes à prédire la consommation des produits, de services et de marques que le sexe, les groupes d'âge ou le revenu; des données que l'on utilise quand même aussi. C'est en répondant à certaines questions sur les valeurs personnelles que ce membre Aeroplan s'est emporté.

Même si au premier regard, certaines questions peuvent apparaître choquantes, elles mesurent quand même des phénomènes fondamentaux que les marques, les entreprises et les institutions doivent prendre en considération. Précisons de plus que l'on prévient les répondants de ces sondages que certaines questions de l'entrevue peuvent apparaître choquantes, mais qu'elles servent expressément à comprendre les valeurs personnelles des gens.

Voici quelques-unes de ces questions qui furent choquantes pour cette répondante, ainsi que les proportions de la population canadienne qui s'estiment en accord avec ces énoncés. Nous ajoutons aussi d'autres questions (se trouvant aussi dans le même questionnaire et leur faisant contrepoids)...

Ces résultats nous montrent que la société canadienne est en plein bouleversement : des tendances néo-conservatrices sont en pleine progression, alors qu'en même temps on observe une croissance marquée de « postures » d'expression personnelle qui vont à l'encontre des valeurs traditionnelles.

Il me semble que comme société, nous devons suivre l'évolution de ces phénomènes. Il me semble que les marques, les entreprises et les institutions se doivent de savoir où leurs parties prenantes se situent sur de tels enjeux.

Une brisure sociale semble être en train de s'opérer. Pour certains, la société change trop vite et ils se replient vers des valeurs traditionnelles en quête de réconfort. Pour d'autres, la vie actuelle offre des possibilités de s'exprimer et de s'épanouir comme jamais auparavant.

Les marques et les entreprises doivent savoir et ajuster leurs communications et leurs politiques d'engagement social en conséquence. L'avenir des marques dépendra de leur capacité à engager de façon optimale leurs parties prenantes, à partager et exprimer leurs valeurs. Pour ce faire, il faudra bien les connaître.

Si nos questions choquent les sensibilités de certains, nous en sommes tout à fait désolés. Mais notre but est de comprendre l'évolution des valeurs des consommateurs et des citoyens au pays, ce avec les meilleurs moyens qui soient.

Alain Giguère
Président, CROP inc.
Le 3 avril 2018

Données personnelles : les Québécois sont-ils partageurs?

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Publié le 03-02-18 à 10:49

88 % des Québécois pensent que la démocratie passe par l’ouverture des données publiques, et 38 % sont mêmes prêts à partager leurs données personnelles pour garantir leur sécurité.

« Avec le déploiement de l’économie numérique, la relation entre les consommateurs et les entreprises s’est complètement transformée grâce à la circulation de l’information. Les résultats de l’étude démontrent que les Québécois et les Ontariens souhaitent ardemment que la même transformation s’opère au niveau des institutions publiques, ayant l’impression qu’ils en retireront des bénéfices comme citoyens. En effet, ils considèrent que le développement d’outils numériques facilitera leurs relations avec les institutions publiques et favorisera même l’expression de la démocratie locale. »

explique Stéphane Gendron, vice-président de la firme CROP.


Pour plus de détails veuillez consulter le Communiqué de presse.

Cliquer ici pour consulter le communiqué

Étude sur le service public québécois

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Publié le 12-20-17 à 14:22

Publié sur La Presse+, voici le résumé d’une étude sur le service public québécois que CROP a faite pour GESTION, le magazine de HEC Montréal.

http://plus.lapresse.ca/screens/553cc269-4db8-4c8f-a34e-ad3648c8f1bf__7C___0.html