Sur mon radar cette semaine

Alain Giguère

Crop à la Une

Nos études publiques

Nos contenus

Notre blogue

Bienvenue sur notre blogue. Ici, nous partageons nos idées et nos sources d’inspiration en toute liberté !

Les hommes, les femmes, et le bonheur

Catégories: Food for thought

Publié le 09-27-13 à 10:00

Image for Les hommes, les femmes, et le bonheur

 

Si l'on en croit la Déclaration d'indépendance des États-Unis, chacun de nous a le « droit inaliénable » de rechercher le bonheur; un droit qui, tout comme celui à la vie et à la liberté, nous a été accordé par le Tout-puissant et pour la protection duquel nous avons institué des gouvernements. Si tout cela vous semble abstrait, il vous suffit de regarder autour de vous pour en trouver les manifestations les plus concrètes.

 

Le bonheur et le cycle de vie

La recherche à ce niveau a démontré que, sur le cours de toute une vie, le bonheur humain suit une courbe en forme de U, avec une satisfaction à l'égard de la vie qui décline à partir de la mi-vingtaine pour se maintenir en aval jusqu'à la fin de la cinquantaine. Le contentement se réinstalle peu à peu avec « l'âge d'or » et atteint un niveau plus élevé vers la deuxième partie de la soixantaine. Difficile à croire, mais vrai : le sentiment de bonheur est profondément, inextricablement lié aux attentes que l'on a de la vie et aux expériences que l'on y a vécues. Les jeunes ont tendance à déborder d'optimisme; quand on est jeune, on ne pense tout simplement pas que l'avenir puisse réserver l'amertume d'un divorce, la terreur d'un cancer ou le désenchantement d'une carrière manquée. Une fois l'étape de la première jeunesse passée, on se retrouve dans le ring face à la vie, on se prend quelques raclées, on se concentre à juste rester debout et à réussir peut-être à placer quelques bons coups, et on laisse le bonheur au vestiaire. Ce n'est qu'à un certain âge qu'on apprend à tempérer ses attentes par la sagesse de l'expérience et qu'on atteint une plus grande félicité.

 

La recette du bonheur

Mais la question se pose quand même : qui sont ces gens heureux? Que font-ils pour l'être? Y a-t-il une recette du bonheur? Est-ce quelque chose d'inné ou d'acquis?

 

Si l'on fait abstraction de la théorie du cycle de vie, on note que les gens heureux (soit les 20 % de la population canadienne qui se donnent une note de 5/5 sur notre échelle du bonheur) ont certaines postures mentales en commun. Ce sont en effet des gens qui valorisent les plaisirs simples et les rituels. Pour toute marque qui cherche à se positionner, il est extrêmement important de comprendre cette notion de rituel, car c'est lorsqu'on est heureux qu'on se fait des petits rituels. À l'opposé, quand on n'est pas heureux, on se laisse embourber dans une routine à laquelle on cherche constamment à échapper.

 

L'importance du rituel

On l'aura deviné, il existe un abîme de sens entre le rituel et la routine. Les rituels ajoutent de la profondeur à toute circonstance, que ce soit au quotidien ou dans les évènements charnière de la vie. Chaque jour, on s'apprête à faire face à la vie en savourant l'universel et si simple rituel de se faire un bon café. Pensez un moment à tous les petits gestes que cela implique et toutes les sensations que cela évoque, à tout ce qui vous manquerait si les circonstances vous obligeaient à changer ce rituel... ou à carrément l'abandonner!

 

Pensez à votre journal de la fin de semaine, à son volume si gratifiant et la promesse d'un long moment de détente à lire pendant sa journée de congé. Imaginez maintenant le rituel de déguster une bonne bouteille de vin : le plaisir d'enlever la bandelette en aluminium, d'insérer le tire-bouchon et de tirer en jaugeant attentivement la tension à appliquer et enfin, ce « pop » si satisfaisant que le bouchon fait quand on l'enlève de main de maître. Dévisser une bouteille n'est tout simplement pas pareil.

 

Et la routine? La routine enlève tout sens à nos gestes, elle implique un état d'esprit où la vie n'est qu'une série de corvées et l'avenir offre peu de possibilités.

 

Sur un autre registre, les gens heureux aiment les défis et se sentent l'énergie d'y faire face. Ils ont aussi un sentiment d'appartenance à leur communauté et de connexion avec autrui.

Le bonheur au masculin et au féminin, est-ce la même chose

Une question encore plus intéressante se pose : les hommes et les femmes sont-ils égaux (ou pareils) lorsqu'il s'agit d'être heureux?

 

Les femmes qui se disent heureuses sont en fait plus conservatrices que leurs consœurs. Elles sont un peu méfiantes d'une famille qui n'est pas faite du traditionnel « papa et maman »; la religion occupe une place importante dans leur vie et elles ont souvent tendance à mettre le devoir devant leur propre bonheur. Une femme est heureuse quand elle sent que les murs de sa vie sont solides, inébranlables même.

 

De son côté, un homme heureux est par définition un bon vivant. Il est romantiques et à l'écoute de ses sens. Il ne s'accable pas de questionnements spirituels et se déclare très ouvert aux nouvelles formes de la famille. Pour lui, le bonheur veut dire rechercher son plaisir avant les obligations. Être heureux pour un homme, c'est se faire plaisir et se laisser emporter par l'aventure de la vie.

 

Ce qui nous ramène à la Déclaration d'indépendances des États-Unis. Liberté et bonheur semblent donc aller main dans la main pour les hommes..., mais pas vraiment pour les femmes.

 

Désolé! On ne fait qu'interpréter les chiffres ici, alors pas besoin de se fâcher!

 

 

Par CROP